Du plomb dans le sang en deux actes

Où sommes-nous? Au Pérou? C’est exact. Plus précisément, nous sommes dans les Andes centrales près de 200 km au nord-est de la capitale Lima. Ce qui semble appartenir aux temps de l’Angleterre au début de l’industrialisation s’est bien produit en 2005. La photo ci-contre montre la cheminée utilisée pour la fonte du fer à La Oroya. On peut y voir les émissions poussiéreuses et gazeuses qui en sortent. Les montagnes qui se trouvent au fond sur la photo ne semblent pas être en bonne forme. Rien ne pousse à cet endroit et ni aux alentours. Une pluie acide produite par les émissions de dioxyde de souffre combinées à de l’eau brûle le paysage. Il vaut mieux ne rien planter dans la région si on souhaite le manger après. Le plus grave est cependant ce qui reste invisible: les émissions de métaux lourds de l’usine. Du plomb et ses «acolytes» - ce qui est insinué par ceci sont d’autres métaux lourds comme du cadmium et de l’arsenic qui se retrouvent dans le sang des habitants et principalement dans celui des enfants dans des proportions qui dépassent de beaucoup les normes fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ceci a bien-sûr des conséquences importantes sur la santé. Qu’entreprend l’État péruvien ou l’entreprise américaine Doe Run afin de remédier à ce problème? C’est une bonne question, mais la réponse est désolante. David Vollrath, qui s’est récemment rendu dans la région, vous donnera cette réponse. Son voyage l’a conduit encore un peu plus au nord jusqu’à Cerro de Pasco, là où une exploitation minière ronge la ville. Vous pouvez lire ses impressions ICI (en allemand).



